Du tribalisme
Pour apprécier les changements survenus ces dernières années, et pour comprendre ceux qui l’annoncent, on peut se souvenir de la remarque de Nietzsche où il déclare que “ce vieil et illustre “je” n’est… pour le dire en termes modérés, qu’une hypothèse, une allégation, surtout ce n’est pas une certitude immédiate”. Il y’avait bien de l’audace à proclamer cela au plus fort de l’individualisme triomphant, car c’est bien à partir de la forteresse du “je” que la modernité entreprit la conquête de la nature et la régulation du monde social. Mais il s’agit d’une vision prophétique tout à fait aiguë. Les fissures auxquelles, au-delà des allégations, le philosophe était attentif, sont progressivement devenues des évidences massives. À tout le moins pour ceux qui s’attachent à penser sans préjugés. En tout cas évidences vécues par le plus grand nombre. Car en ce qui concerne l’identité idéologique, politique, sexuelle, professionnelle, c’est bien plutôt à des “incertitudes immédiates” auxquelles on est confronté de nos jours. Continue reading…

PAR AUDE LANCELIN
Il est difficile d’analyser la question des droits autochtones en Afrique sans s’engager dans la question de la constitution des États, et il est impossible d’analyser cette dernière sans considérer ses douteuses origines. La colonisation de l’Afrique, marquée par la domination et l’annexion du territoire, fut organisée par Léopold, roi de la Belgique, et Bismarck, chancelier de l’Allemagne. Elle atteignit son sommet en 1884, à la conférence de Berlin, censément convoquée pour réguler les relations de commerce entre les pouvoirs européens mais qui finit par légiférer sur la partition de l’Afrique. Ainsi, le continent fut démembré, sans aucune justification rationnelle d’ordre scientifique ou social, en 53 États multiethniques et dépareillés, dans le seul but de résoudre les disputes territoriales entre les colonisateurs. Cela explique sans doute la naissance d’un mouvement pour l’unification de l’Afrique.
Le week end du 14-16 novembre dernier s’est tenu à Manchester, dans le New Hampshire, un congrès pour le moins surprenant : la North American Secessionist Convention.
Le concept d’autonomie est l’élément clé des revendications indiennes. Il articule autour de lui les autres demandes : la reconnaissance de la notion de peuple et celle des communautés indiennes comme entités de droit public, le droit à disposer d’un territoire et le respect des valeurs normatives internes. Dans le même temps, il centralise l’essentiel des craintes : épuration ethnique, création de réserves, sécession et tentative d’indépendance, etc.
Entretien avec Alexeï Alexandrov, président du mouvement Une autre Ukraine. Une autre Ukraine, qui a été fondé en novembre 2008, axe la majeure partie de son action contre l’entrée de l’Ukraine dans l’OTAN. Elle refuse de se définir suivant le schéma gauche/droite et se prononce pour un politique de justice sociale, contre l’oligarchie et la corruption des clans Iouchtchenko, Tymochenko et Ianoukovytch.
Manifeste du Mouvement International pour la protection des droits des peuples
La Societe d’Irakly 2me remercie les organisatuers de la Conference pour l’invitation a cette reunion. Il nous semble triste que questions de la guerre et du paix ont discutees a Paris assez loin de la notre commune avec les Ossetiens Patrie. D’autre part c’est symbolique car France et Allemagne etaient les premiers Etats quells ont concilie et reuni après la sanglante 2-me guerre mondiale. Ils ont trouve des voies a la reconciliation et la solution de la crise.
C’est pour tenter de concilier l’idéologie des droits avec la diversité culturelle que la notion de droits des peuples a été élaborée. Cette nouvelle catégorie de droits a surtout été théorisée au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale, dans le cadre notamment des revendications nationalitaires qui devaient aboutir à la décolonisation, mais aussi sous l’influence des travaux d’ethnologues comme Claude Lévi-Strauss qui, en réaction contre les tenants de l’évolutionnisme social (Lewis Morgan), dénonçaient les méfaits de l’acculturation et mettaient l’accent sur les spécificités culturelles ou sur la nécessité de reconnaître des droits particuliers aux minorités ethniques. A date plus récente, le renouveau des affirmations identitaires de toutes sortes, réaction compensatoire au déclin des identités nationales et à la sclérose grandissante des Etats-nations, a remis ce thème à l’ordre du jour. Pour Lelio Basso, grand défenseur des droits des peuples, les vrais « sujets de l’histoire sont les peuples, qui sont également les sujets du droit » (15).